Réponses aux questions sur le sionisme

 

L’empereur Hadrien nommera au IXe siècle une région « Provincia Palestina ». On ignore l'origine exacte de ce nom, mais on sait qu'il fait référence aux Philistins, d'abord sous sa forme assyrienne ou égyptienne, répandu par la suite par les Grecs, puis par les Romains.

 

 

 

C'est à cette époque que le nom de Juifs servira à désigner les anciens Israélites (ouHébreux). D'un point de vue étymologique, un Juif est un Judéen (de la tribu de Juda), c'est à dire un Hébreu vivant selon les lois, coutumes et croyances du royaume de Judée (dont la capitale était Jérusalem), du moins selon ce qui est rapporté dans la Bible hébraïque. Les Grecs employèrent  (Ioudaioi) pour désigner les Juifs; les Romains les appelèrent Judaei. Plus tard, les Arabes diront Yahoûd. 
 
 
Lors du congrès sioniste de 1946 à Genève, il fut décidé de recourir au terrorisme pour édifier l'Etat sioniste. C'est ainsi que naquirent nombre d'organisations terroristes en Palestine dont le but était de créer de force l'Etat d'Israël. Les deux plus importantes furent l' "IRGUN ZVAI LEUMI" de Menahem Begin et le "GROUPE STERN" de Yitzhak Shamir. Face à l’état de violence s'attaquant aux Anglais en Palestine, on fit appel à l'ONU qui décida, le 29 novembre 1947, le partage de la Palestine en deux Etats indépendants : l'un arabe, l'autre juif. Ce principe du partage d'un Etat pour gouverner ressemble à la méthode romaine : « Divide et empera", "diviser pour mieux régner". Il est le garant de discordes qui n'en finissent plus. Et ce fut le cas. La séparation suscita des troubles encore plus sanglants, obligeant l'ONU à se retirer. Les sionistes en profitèrent pour se partager arbitrairement la Palestine. Le "groupe Stern" et l' "Irgun Zvai Leumi" (sous la direction de Begin) assaillirent le village Deir Yasin (9 avril 1948) et égorgèrent tous les gens en signe d'avertissement pour le cas ou les Arabes continueraient à résister. 
 
 
Pourquoi, aujourd’hui, des Juifs adhèrent-ils au sionisme ? 
 
 
Dans le dernier quart du XIXe et au début du XXe siècle, les communautés juives d’Europe furent victimes de nombreuses manifestations d’antisémitisme, dont les pires furent les pogroms perpétrés dans l’Empire russe, qui coûtèrent la vie à des milliers de personnes. Contemporain de ces tragiques événements, Theodor Herzl (1860-1904), journaliste juif hongrois, fut un témoin des violences antisémites qui ponctuèrent, en France, l’affaire Dreyfus. Il en conclut que, si même le pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 pouvait être touché à ce point par des manifestations de haine antisémite, il ne restait qu’une seule solution aux Juifs pour vivre en paix : la séparation d’avec les non-juifs par le regroupement des Juifs dans un Etat qui leur serait propre. Son ouvrage, l’Etat des Juifs, publié en 1896, fut le livre fondateur du sionisme politique. Le premier congrès sioniste fut réuni à Bâle en 1897. 
 
 
Qu’en est-il soixante ans après ? 
 
 
Soixante ans après l’arrêt du judéocide, ses séquelles psychologiques restent importantes dans les communautés juives européennes. On peut même dire que la peur de l’Autre grandit. J’en vois pour preuve l’utilisation par de nombreuses institutions et associations juives de dispositifs sécuritaires de plus en plus impressionnants pour protéger leurs lieux d’activités. 
 
 
Pourquoi beaucoup de Juifs, qu’ils soient Israéliens ou non, confondent ils antisémitisme et antisionisme ? 
 
 
Hélas certains opposants au sionisme peuvent être antisémites, mais il existe aussi des sionistes antisémites. En effet, nombreux sont les non juifs qui se proclament sionistes et, depuis la naissance du mouvement sioniste, ils applaudissent des deux mains à l’idée du regroupement des Juifs dans un Etat qui leur serait propre (« qu’ils rentrent dans leur pays ! »). 
 
 
Les véritables antisémites sont souvent ceux qui crient au loup ! Aux Etats-Unis, de puissantes organisations de chrétiens fondamentalistes , s’affirment sionistes et soutiennent l’Etat d’Israël, pour une raison eschatologique. Selon leurs interprétations des prophéties bibliques, ils militent pour le rassemblement de tous les Juifs en Palestine, préalable indispensable, selon eux, au jugement dernier auquel ils croient, mais à l’occasion duquel ne seront sauvées que les âmes de ceux qui auront accepté Yechoua le Messie. 
 
 
 John Hagee, fondateur du Christians United for Israel ( CUFI ), National Christian Leadership Conference for Israel, Unity Coalition for Israel, Christians Friends of Israeli Communities, etc. Leur doctrine dispensationaliste, fondée au XIXe siècle en Grande-Bretagne par principalement les pasteurs, 
Louis Way et John Nelson Darby (1800-1882), considère que le monde est appelé à connaître, avant ce retour, le chaos, qui verra périr, au cours de la bataille d’Harmageddon, les deux-tiers des Juifs, et se convertir au christianisme les rescapés parmi eux. 
 
L’un d’eux, le virulent Pat Robertson, ancien candidat en 1988 à l’élection présidentielle, a qualifié l’attaque cérébrale de Sharon en janvier 2006 de punition divine, parce qu’il avait cédé Gaza aux Palestiniens. (Dans son émission "The 700 Club" sur Christian Broadcasting Network (CBN). 
 
John Hagee avait annoncé, en 2006, une attaque nucléaire préventive contre l’Iran par Israël, comme imminente et inévitable. 
Yossi Alpher (Ancien officier du Mossad, et co-rédacteur de Bitterlemons.Org et de Bitterlemons International.Org.) déclara à la chaîne de télévision, C.B.S, que le soutien des sionistes chrétiens aux colonies : « nous mène tout droit au désastre. », avant d’ajouter à leur sujet : « Dieu nous préserve de ces gens-là. (Les chrétiens sionistes fondamentalistes) ! 
 
 
Le sionisme a-t-il réussi ? 
 
 
Si on s’en tient seulement au fait, alors oui, l’Etat Juif est une réalité et cet Etat existe et est reconnu par la Communauté internationale depuis plus d’un demi-siècle. Mais en réalité, si on y regarde de plus près, c’est un échec : Le but fondamental des sionistes était, par la création de cet Etat, de mettre les Juifs à l’abri de l’antisémitisme. Or l’endroit où les Juifs sont le moins en sécurité est, depuis sa fondation, l’« Etat des Juifs », Israël. Est-ce la raison pour laquelle les deux tiers des Juifs vivent encore en exil où ils se sentent plus en sécurité ? 
 
 
Croyances évangéliques s’appuyant sur la Bible. 
 
 
Pour les religieux chrétiens, ce sionisme a une dimension eschatologique (étude des fins dernières), c’est-à-dire que le retour des Juifs à Sion annonce la fin des temps et la révélation du Messie au monde entier, le Messie étant le Christ enfin reconnu. Les laïcs se réjouissent simplement du retour des Juifs sur leur terre ancestrale. 
 
 
L’antagonisme entre le judaïsme de la torah et le sionisme. 
 
 
Les esclaves hébreux de l’Egypte ancienne n'en sont pas sortis par une rébellion collective mais par une action divine. Ils n'ont pas été libérés de l'esclavage en vue de constituer une « nation comme les autres » avec un territoire, un Etat, une économie, un drapeau, une armée, une culture... Mais ils ont été conduits dans le désert pour y recevoir la Loi Divine, « la TORAH ». Vladimir Jabotinsky (1880-1940) exigeaient un État indépendant avec une population juive majoritaire et une armée pour le défendre, (Congrès sioniste de 1930). La présence juive en Terre Sainte sans sainteté, hors de l'application de la Torah, est contraire à la volonté divine. Enfreindre la Thora en Terre Sainte amène à l'Exil. 
L'Exil et la sortie d'Egypte sont à la base de l'identité juive. 
 
 Dans le livre des Nombres, au chapitre 23 et au verset 9, Balaam dira : Voici un peuple qui habitera à part, et ne sera point mis au nombre des nations. La rédemption du peuple Juif, c’est plus qu’un retour en Terre sainte, c’est une transformation intérieure selon la prophétie de Jérémie 31. Aujourd’hui le retour en Terre sainte est pour beaucoup de Juifs une fuite de la pauvreté, de l’indifférence et de l’hostilité des pays où ils résidaient, (exemple la Russie). La majorité d’entre eux sont des laïcs, et certains Rabbins s’interrogent sur cette « Aliyah » sans Techouva ». 
 
La puissance militaire de Tsahal (armée israélienne) et son puissant allié les Etats Unis rassurent la majorité des résidents israéliens, mais que dire de ce texte de Zacharie 4 : 6 : 
 
Ce n’est point par puissance, ni par force, mais par mon Esprit, a dit l’Eternel des armées. 
 
 
L’importance que la torah attribue au respect des étrangers. La Torah enjoint les Juifs de bien traiter, voire gâter tout étranger, même les descendants de Haman, le personnage sinistre du livre d'Esther. Par contre, la Torah est assez sévère à l'égard d'un Juif apostat ou d'un Juif qui ne pratique pas les préceptes. Nous voyons en conséquence que l'idée nationale n'est rien d'autre qu'une idée occidentale moderne rapportée par les Ashkénazes d’Europe de l’est, « le concept d’Etat nation. ». 
 
 
La stratégie du retour à la Terre, que privilégie Hafets Haim, est constamment celle dont les contours se retrouvent chez Ezéchiel : Et je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et vous ramènerai sur votre sol. Et j'épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau ; j'enlèverai le cœur de pierre de votre sein et je ferai en sorte que vos observiez mes statuts et pratiquiez mes lois. Vous demeurerez dans le pays que j'ai donné à vos pères, vous serez pour moi un peuple, et je serai pour vous un Dieu. (Ezéchiel 36, 24-28). 
 
 
Une transformation morale, un retour à Dieu serait donc à la fois le moyen et l'objectif du retour à la Terre sainte. C'est dans ces termes-là que la tradition classique du judaïsme entrevoit le rassemblement des Juifs en Terre Sainte, et Hafets Haïm  ne fait que le rappeler aux masses juives de l'Europe de l'Est, tout en soulignant que la tentation sioniste serait un piège qui en réalité prolongerait l'exil plutôt qu'y mettre fin. Il conclut que quels que soient les efforts des Sionistes, il sera impossible de s'installer et de se maintenir en Terre d'Israël sans pratiquer la Torah. 
 
 
Quand un étranger séjournera parmi vous, dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas. L’étranger qui séjourne parmi vous, et tu l’aimeras comme toi-même ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte : le suis l’Eternel, votre Dieu, (lévitique 19 :33-34). Tu ne léseras pas, ni n’opprimeras l’étranger, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte » (Exode 22, 20). 
 
 Méïr Kagan ou Hafets Haim est considéré dans le monde juif orthodoxe et au-delà comme un grand sage et l’un des plus grands rabbins du XIXe siècle et du XXe siècle. Son ouvrage le plus célèbre, Sefer Hafetz Haïm, traite des lois de la médisance (d'après Psaumes 34:13). 
 
 
Theodor Herzl était donc très minoritaire... Absolument ! C’était d’ailleurs quelqu’un de très éloigné de la tradition juive, son fils Hans ne fut pas circoncis. C’était un Juif parfaitement assimilé, mais dont l’assimilation ne réussissait pourtant pas entièrement. Il se sentait un peu rejeté par la société autrichienne. Il a en quelque sorte cherché une solution collective à un problème personnel. Autour de lui aussi, l’on retrouvait de grands intellectuels, certes fascinants, mais mal à l’aise dans cette société de la fin de ce siècle-là. 
Les rabbins du début du XXe siècle craignaient un changement profond de l’identité juive. Ce qui identifiait le Juif de l’époque, c’était un certain rapport à la Torah, même si l’on pouvait la transgresser. Or, les sionistes voulaient créer un peuple normal, normaliser les Juifs. Donc, les détacher de cet héritage au point que ce rapport à la Torah disparût. Et bien entendu, pour ceux qui y étaient très attachés, c’était un sacrilège. Pour certains encore aujourd’hui, cela demeure une tragédie. Le Talmud n’est qu’une collection de disputes. Ne dit-on pas qu’il y a deux Juifs et trois opinions ?
 
 
Le Judaïsme est une religion révélée il y a plusieurs milliers d'années? Les Juifs ont la Torah, le texte donné par Dieu, qu'ils suivent constamment. Et la Torah affirme qu’ils ont reçu la Terre Sainte, et quiconque tombe dans le péché sera expulsé de cette Terre. Les livres des Prophètes affirment avec une grande franchise que les Juifs ont été expulsés de cette Terre à cause de leurs péchés. Tous les Juifs croyants sont au courant de cela. Les Juifs ont accepté cette punition venue du Très-Haut, et ont consenti à vivre parmi les autres nations à travers le monde en respectant leurs lois. Tout ceci était encore en vigueur avant l'apparition du sionisme et du mouvement réformiste, qui rejettent les croyances juives basées sur la Torah. Ces idéologistes, tels que Theodor Herzl (1860-1904), fondateur du Sionisme, et d'autres de ce genre, n'étaient pas des religieux et n'observaient pas les préceptes de la Torah. 
 
 
Il faut se souvenir que les fondateurs du sionisme ne faisaient pas allégeance à la Torah et à son auteur divin, qu’ils étaient en conséquence des « personnes laïques » !... La vérité, c’est que la foi juive et le sionisme sont très différents, voire opposés. Ils sont aussi opposés que le jour et la nuit. Le peuple juif a existé depuis des milliers d’années. Au cours de leurs 2000 ans d’exil, suite à un décret divin, aucun Juif n’a jamais cherché à mettre fin à l’exil, (kétoubot)* serment ni à établir une entité souveraine quelque part ailleurs qu’en Terre Sainte biblique. Le seul but du peuple était l’étude et l’accomplissement des commandements divins de la Torah donnée aux enfants d’Israël. Ils négligent malheureusement les écrits divins qui expliquent le pourquoi de l’exil. De plus, ils ignorent les prophéties qui décrivent explicitement la fin du dernier exil (celui de l’an 70) comme un processus divin et non humain. 
*( Traité 111a du Talmud de Babylone). 
 
 
Pour les sionistes, l’exil des Juifs résulte d’une action humaine, « les forces romaines » qui ont détruit le temple de Jérusalem en l’an 70 après J.C. Ils pensent donc qu’ils peuvent mettre un terme à cet exil par l’action politique et militaire. N’est-ce pas là une affirmation fausse et réductrice de l’histoire juive ? 
 
 
Pourtant une grande majorité de Rabbins interprètent l’exil comme une punition divine, et le seul moyen d’y mettre un terme c’est par une « téchouva » (repentance). Cette interprétation sioniste de l’histoire s’attaque à l’essence même de l’odyssée spirituelle du peuple de la Torah ! Comme l'a dit Rav Saadya Gaon (882 - 942), un dirigeant babylonien du peuple juif post-talmudique : « Nous ne sommes une nation qu'en vertu de la Torah. Toute formulation du Judaïsme qui rejetterait la révélation au Mont Sinaï constitue une déformation de la (vraie) foi qui nous a été dictée (au Mont Sinaï)". 
 
 
Le Livre de Jonas, dans lequel la repentance permet d’éviter la catastrophe, est lu lors de la fête de Yom Kippour, (le Jour du Pardon), durant laquelle les Juifs redoutent le jugement divin. Pour certains Rabbins, un retour en Terre promise aujourd’hui est une désacralisation de la Torah et un déni de la révélation divine. Il existe actuellement dans le monde plusieurs mouvements de Juifs non sionistes et un grand nombre de personnalités laïques juives se sont positionnées ouvertement et publiquement contre le Sionisme. 
 
 
Alors que le Judaïsme a contribué dans son enseignement à promouvoir l’égalité entre tous les hommes, tous créés à l’image de Dieu, les sionistes d’aujourd’hui ont occulté cela pour un ethnocentrisme où le non-Juif, qu’il soit étranger ou résidant en Israël, est toujours un « gentil, un goy » ! 
 Simone Bitton, Israël Adam Shamir, Eyal Sivan, Israël Shahak, Shlomo Sand, etc. J’en oublie beaucoup car leur nombre augmente chaque jour ! 
 
 
Aujourd’hui il existe trois courants sionistes: 
 
 
- Religieux 
- Laïc (territorialiste) 
- Ethnique (culture, expérience commune) 
 
 
Le livre des proverbes chapitre 1 et au verset 33 dit : Mais celui qui m’écoute, habitera en sûreté, et sera tranquille, sans être effrayé d’aucun mal. 
Yakov M. Rabkin dans son ouvrage « Au Nom de la Torah » dit à la page 254 : 
 
 
 « En réalité, le quantitatif n’a jamais été un point fort des Juifs. Plusieurs versets de la Torah parlent de l’amour de Dieu pour son peuple qu’il aime pour son obéissance à la Torah et non pour son nombre ou sa puissance physique. La dissidence minoritaire est une tradition honorable au sein du judaïsme. Josué et Caleb, qui ne sont que deux, font face à dix autres éclaireurs en terre d’Israël, Jérémie est mis en prison pour ses propos défaitistes, Yohanan Ben Zakkai se sépare de la majorité patriotique dans Jérusalem assiégée, le rabbin Jacob Sasportas (1610-1698) défie la majorité enflammée par le messianisme de Sabbataï Tsevi, la liste peut être longue. Si, en matière de législation, la majorité est déterminante, en matière d’idées et de croyances, c’est souvent une minorité qui l’emporte à la fin. Les critiques rabbiniques du sionisme citent souvent un dicton bien connu : « Une petite lumière dissipe de grandes ténèbres ». 
 
 
Conclusion. 
 
 
Un appel d’Ariel Sharon m’avait choqué en lançant un vibrant appel aux Juifs de France pour qu’ils quittent rapidement « ce pays où règne l’antisémitisme » et fassent enfin leur aliya. Les sionistes utilisent la peur comme méthode pour faire revenir les Juifs en Israël, et les chrétiens, pour des raisons eschatologiques, financent des opérations pour faire immigrer des Juifs. Et Hachem qu’en pense-t-il ? Et le devenir des Palestiniens, qui s‘en soucie ? 
 
L’histoire nous montre que souvent les hommes agissent par impatience, ou par ambition, par intérêt, par entêtement. Pour le sionisme, il s’agit d’une impatience, d’une anticipation, d’une accélération de l’histoire ! 
 
En 2004 à Jérusalem, devant des délégués d'associations juives américaines, il invitera les juifs de France à immigrer « aussi vite que possible » en Israël, pour fuir l'« antisémitisme déchaîné » qui sévirait dans l’Hexagone. (Henri Vernet avec Yonatan Daniel à Jérusalem | 20.07.2004, journal le parisien.) .Voir la vidéo de Ina [Appel de Sharon aux juifs de France] du journal de 20 heures du 18-07-2004. 
 
 
Quelques exemples : 
 
 
- Opposition à l'appel du prophète Jérémie d’obéir aux mignons de Nabuchodonosor lors de la destruction du Premier Temple. 
 
- Cinq siècles plus tard, le Rabbin Yochonon Ben Zakai appela son peuple à se rendre à l'empereur romain Titus afin d'éviter un bain de sang. 
 
Les « hommes d'Etat »(Zélotes) rejetèrent cet appel, et le Second Temple fut détruit par les Romains. Et cela fait aujourd'hui cinquante ans que les « hommes d'Etat » sionistes rejettent les mises en garde des religieux et continuent leur politique consistant à alimenter l'antisémitisme. 
 
La naissance d’Ismaël a été une anticipation, fruit d’une impatience humaine. Mais Abraham et Sara ont eu, comme Hachem l’avait promis, un enfant de leur postérité, Isaac, et les conséquences, on les connaît ! 
 
 
Asher Grinsberg (alias Ahad Ha Am), (1556, 1924) se fit l'avocat d'un sionisme plus qualitatif que quantitatif en considérant que le sionisme devait offrir une réponse non à la crise matérielle des Juifs, mais à la détresse spirituelle du Judaïsme. Il souhaitait que la Palestine devienne un centre spirituel, autrement dit un foyer de diffusion de la culture hébraïque dans la diaspora. Bien que sa vision très exigeante n'ait eu qu'un écho limité, il reste une figure éminente du mouvement sioniste. Il insistait sur l'existence d'une importante population arabe en Palestine, critiquant les colons juifs qui avaient tendance à les traiter avec hostilité. Il fut donc l'un des premiers à mettre l'accent sur les risques d'affrontement entre Juifs et Arabes, se montrant en cela un véritable visionnaire. 
 
Cette attention portée au conflit judéo-arabe caractérise également nombre d'intellectuels de l'université hébraïque (Buber, Magnes, Bergman...) favorables à l''établissement d'un état binational en Palestine. Ils défendent un sionisme fondamentalement éthique: la construction d'un lieu d'accueil pour les Juifs ne peut se faire que dans le respect de la justice, en prenant en compte les droits légitimes des arabes autochtones. 
 
 
Yechoua a dit : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, non, pas même les anges du ciel, mais mon Père seul. Mais comme il en était aux jours de Noé, il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24 :36-37). 
 
 
La solution au conflit en Palestine, mais pas seulement, se trouve dans l’acceptation et la mise en pratique des enseignements du Messie Jésus de Nazareth. Aucun enseignement n’égale les Evangiles !
 
Jean-Jacques Albors

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1 commentaire

1 - mardi 08 décembre 2015 @ 08:30 Laetitia a dit :

quel plaisir de lire ce genre d' article, Explications vraiment au top

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