Une foi non institutionnalisée

 

Après plus de quarante ans d’étude, de réflexion et de méditation, j’ai constaté qu’il est improductif de fonder sa foi sur des puérilités ou des légendes, c’est la pire négation de Dieu, les jeunes générations d’aujourd’hui sont les adultes de demain, donc il faut être honnête avec eux avant que le scepticisme ne les surprenne pas au premier doute après qu’ils aient réfléchi par eux même en étudiant sérieusement, Dieu seul parle bien de Dieu.

 

L’histoire dramatique du christianisme nous démontre que « l’hérétique n’est pas celui qui est consumé par les flammes, mais celui qui allume le bûcher: » Tuer quelqu’un sous prétexte qu’il serait hérétique, ce n’est pas combattre des doctrines erronées, c’est perpétrer un acte criminel. (Genèse 20:13 : « Tu ne commettras point d’homicide. »)

 

Luther a démoli le toit de l’Église romaine papale et Calvin les murs, mais leur réforme reste incomplète. Il fallait détruire les conclusions du concile de Nicée et ainsi abattre l’autorité de Constantin pour ramener le christianisme à sa source véritable !

 

 

 

Être impavide

 

Deux « bêtes » nous habite, la bête de la peur et la bête de l’espoir et, à votre avis, qui gagnera ? Celle que l’on nourrit le plus, savez-vous que, 365 fois dans la bible, on trouve le terme « Ne crains pas « ou n’ayez pas peur

!....... Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion, exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos pensées en Jésus Christ. En outre, frère, concentrez-vous sur toutes les pensées positives : la vérité, la justice, la pureté, l’amour, la réputation positive, et toute vertu qui mérite d’être louée. (Philippiens 4 : 6-8 )

 

L’enseignement de Jésus est une puissance de libération morale et de vie, son enseignement n’a rien de commun avec l’étroitesse d’esprit, le sectarisme, l’ascétisme .ou le formalisme et des rituels mystiques.

 

La véritable croyance non institutionnalisée.

 

Lorsqu’on fait une lecture attentive des évangiles de Matthieu, Marc et Luc, on peut constater des différences de détails. Certains les qualifient d’erreurs, mais, pour ma part, je considère que cela prouve qu’ils n’ont pas concerté leurs récits.

 

S’ils l’avaient fait, j’aurais eu des doutes. Chacun témoigne avec sa propre mémoire, sans se soucier de la concordance. Ils témoignent d’événements qui les ont frappés, leur « bonne foi » est indiscutable.

 

Le message de Jésus nous fait prendre conscience de notre faiblesse morale et nous pousse à nous examiner nous-mêmes, une démarche que les Évangiles appellent péché. Cela éveille en nous une faim et une soif de spiritualité à la plus haute forme, une nourriture spirituelle plutôt que terrestre.

 

Le péché est une rupture avec notre Créateur. C’est personnel, indépendant de tous crédos, de cérémonies ou d’émotions déconnectées de notre intelligence, celle-ci nous fait ressentir notre misère morale et notre besoin de régénération.

 

C’est justement cela le message central de Jésus, digne d’acceptation !

 

Amis lecteur, le salut est la conséquence de cette régénération intérieure, cherchez premièrement la Royaume de Dieu et sa justice, et toutes choses vous seront données par-dessus. Selon Matthieu 6:33, la quête de la justice doit être une priorité absolue, dépassant toute préoccupation matérielle.

 

Elle est accessible à tous ceux qui ont une volonté sincère tournée vers Dieu. Heureux sont ceux qui ont faim et soif de justice ! (Matthieu 5 : 6 ).

 

Ceci est une priorité, une aspiration qui doit orienter notre vie dans notre rapport avec notre Créateur, Jésus, le Messie, le Fils de l’homme, nous offre la rédemption, la miséricorde et l’amour au nom de notre Créateur, qui est unique, Jésus voit Dieu parce qu’il a un cœur pur.

 

Le miraculeux comme preuve ?

 

On parle beaucoup des miracles accomplis par Jésus, mais il dit que c’est le Père qui guérit et de plus c’est la foi du malade qui est la conséquence de sa guérison, « Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; va-t’en en paix, et sois délivrée de ta maladie (Marc 5 : 34 ).

Alors, Jésus, prenant la parole, lui dit : que veux-tu que je te fasse ? Et l’aveugle lui répondit : Maître que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va ta foi t’a guérie. Et aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus dans le chemin. (Marc 10 : 51-53 ).

 

 

En Occident, les faits miraculeux connaissent un grand succès. Dans d’autres cultures, les thaumaturges ont toujours suscité l’étonnement et l’admiration.

 

-Apollonius de tyane, philosophe grec du premier siècle, est célèbre pour ses capacités de guérison et ses miracles.

- Padre Pio, prêtre catholique italien du 20 siècles, sera vénéré pour ses dons de guérison et de lecture des âmes. 

-Raspoutine, mystique russe du 19 et 20 siècles, vénérés pour ses dons de guérison.

-Saint Antoine de Padou, moine franciscain du 13 siècle, réputé pour ses miracles de guérison et pour trouver des objets perdus.

-Helena Blavatsky, occultiste et écrivaine russe du 19 siècles, fondatrice de la société théosophique et reconnue pour ses pouvoirs psychiques.

-Sai Bala de Shirdi, saint indien du 19 et 20 siècles, connus pour ses miracles et sa capacité à manifester des objets..

-Thérèse de Lisieux, religieuse catholique du 19 et 20 siècles, connus pour ses miracles posthumes et sa popularité grandissante.

-Ma Anandamayi, sainte indienne du 20 siècles, vénérée pour ses pouvoirs spirituels et ses capacités de guérison.

-Edgar Cayse, médium du 20 siècles, célèbre pour ses lectures psychiques et diagnostics médicaux précis.

-Le Nouveau Testament nous parle également de Simon le magicien (Actes 8 : 9 ) de Theudas et Juda deux prétendus Messies (Actes 5 : 36-37 ), le Talmud nous mentionne Anina B. Dossa et Honi le traceur de cercle.

 

Cette liste est bien plus importante encore, je ne doute pas de la capacité de Dieu à accomplir des miracles, mais leur sens biblique doit nous rendre sceptiques sur bon nombre de miracles d’aujourd’hui, c’est pourquoi certains, par prudence ou incrédulité, les rejettent totalement à cause de supercheries et de la personnalité des auteurs tellement différents de la personne de Jésus.

 

La lecture du Nouveau Testament nous parle de nombreux miracles, néanmoins nous devons rechercher la vérité, et pas les miracles pour les miracles. Dans l’évangile de Matthieu 12 : 38-39 des scribes et des pharisiens demandent à Jésus de faire un miracle, et il refuse.

 

Jésus lui-même, crois que les démons peuvent faire des miracles et que même des hommes professant l’iniquité en font aussi ! (Matthieu 7 : 22 ).

Des évangélistes d’hier et d’aujourd’hui pensent que le miraculeux peut forcer la conversion des incrédules et des méchants. Dans l’Évangile de Luc 16 : 30-31, une histoire allégorique nous dit :

 

« S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seraient pas non plus persuadés, même si un mort ressuscitait. »

L’attitude de Jésus devant les miracles est en conformité avec sa mission prioritaire : convaincre par la seule puissance de la vérité, être l’initiateur d’un renouveau intérieur, d’un éveil de notre conscience volontaire.

 

Faire de Jésus un thaumaturge serait une erreur, la réalité du royaume de Dieu en nous s’appelle la nouvelle naissance et cela constitue à mes yeux le plus grands des miracles, une meilleure copie de nous-mêmes.

 

Dire que Dieu avait d’avance réglé tous les détails concernant le martyre de Jésus enlève toute la responsabilité de ses contemporains qui en sont pleinement coupables, c’est-à-dire certains religieux juifs et autorités romaines, je refuse de donner un brevet d’innocence aux réels bourreaux du Christ.

 

Les pharisiens de l’école de Chammaï comprirent que l’enseignement de ce jeune prophète mettrait fin au formalisme juif. Un choix s’imposait : Jésus ou le judaïsme !

 

Soucieux de conserver leurs privilèges sacerdotaux, Jésus n’avait aucune chance face à ses accusateurs ! À la différence de Jésus, les évangélistes d’aujourd’hui annoncent à l’avance ce qui va se passer dans leurs réunions.

Jésus n’avait aucun pouvoir en dehors de son Père. Il dira que c’est Dieu qui contrôle, et non le contraire. La science ne nie pas le mystérieux, mais le mystérieux n’est pas le miracle, mais seulement l’inexpliqué.

 

Jésus a guéri beaucoup de personnes, mais il ne s’en glorifie pas et il ne veut pas que certains croient que son autorité absolue vient des miracles, mais de son enseignement.

 

Je suis moi-même un miraculé en possession d’une IRM qui montre une grosse tâche dans mon cerveau, conséquence d’une privation d’oxygène pendant un certain temps, coma, privation de la parole, impossibilité de me tenir debout, mémoire défaillante à 60 %.

Des neurologues n’ont pas d’explication rationnelle sur ma guérison. Pourtant, je persiste à dire que, si les phénomènes miraculeux existent, ils sont secondaires par rapport à la nécessité d’une repentance sincère, seule condition pour obtenir une réconciliation avec notre Créateur.

 

C’est l’essence même de l’Évangile. Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. (2 Pierre 3 : 18 ).

 

Comprendre correctement

 

Je sais que Jésus a dit : en vérité, en vérité, je vous dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père (Jean 14 : 12-14 ).

 

Que faut-il comprendre ? Il en fera de plus grandes que moi, parce que je vais vers mon Père, alors il y a plusieurs réponses :

1 -le ministère de Jésus se limita à la Judée et la Galilée, contrairement aux disciples à instruire toutes les nations (Matthieu 28 : 19 )

2- Lorsque Jésus monte vers le Père, il y a une centaine de disciples, et très peu de temps après, ils sont des milliers.

3- Et enfin le plus grand des miracles rendus possibles par la médiation de Jésus et le miracle de la résurrection est la transformation spirituelle d’un cœur pêcheur visible des yeux de tous durant toute sa vie ! L’Apôtre Paul en est la preuve.

 

Aujourd’hui et demain une déclaration de Jésus rend tout possible par cette déclaration : tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferais afin que la gloire soit révélée dans le fils. (Jean 14 : 13 ).

Mais il y a deux conditions : si vous m’aimez et si vous gardez mes commandements, verset 15.

 

Précision

 

L’évangile de Jean précise que c’est Jésus qui nous a choisis, il nous donne une nouvelle identité afin que nous portions du fruit, et il nous place dans une position favorable pour recevoir les faveurs du Père, et ainsi notre joie sera parfaite. De plus, son enseignement demeurera en nous. Jean 15 : 7,16) (Jean 16 : 23-24)

 

La repentance dont je parle n’est pas seulement un acte ponctuel, mais un processus continu de réalignement moral et spirituel, je combats avec persévérance mes mauvais penchants et, par la réception de l’Esprit saint, j’ai la force de vaincre et ainsi de pérenniser les fruits que je suis censé produire.

 

Le rôle de L’Esprit saint, c’est d’être en permanence un éducateur nous façonnant par l’instruction, voilà pourquoi Jésus a dit à ses disciples de ne rien entreprendre avant de recevoir celui-ci .

 

Conclusion

 

Dans mon introduction, je vous mets en garde d’être trop simpliste, surtout si vous croyez à l’inspiration littérale de la Bible.

Étudier la Bible avec soin et prudence, c’est être un chercheur de vérité qui ne remet pas en question sa foi en Dieu.

 

Il faut savoir qu’il a existé une cinquantaine d’Évangiles (Fabricius (Cod. Apocryphe. N.Test.t.I, p 335-386 ): Jude, Marie, Thomas, Philippe et bien d’autres, donc le protoévangile de Jacques, également l’évangile des Hébreux et de Marcion.

 

Il est faux de croire que les écrits originaux des évangiles sont rédigés en grec, car ils contiennent de nombreux emprunts à l’hébreu. En effet, l’hébreu de l’époque de Jésus n’était plus une langue vivante, le grec étant utilisé pour les échanges commerciaux et parlé par les élites, tandis que le latin était la langue des Romains occupants.

 

Le dialecte utilisé par Jésus, ainsi que par les populations juives et galiléennes, était l’araméen. Il est intéressant de noter qu’un Nouveau Testament bilingue, en araméen et en hébreu (la Peschittâ, la Bible des chrétiens orientaux), a été découvert.

 

De plus, il est important de souligner que le Targoum, une ancienne traduction de la Bible hébraïque en araméen, était destiné aux Juifs qui avaient perdu leur maîtrise de l’hébreu après l’exil à Babylone. Il y avait une grande méfiance sur la traduction grecque (la septante) de l’Ancien Testament faite aux deux et trois siècles avant J.C.

 

Le canon biblique n’a été établi qu’au quatrième siècle, les communautés avaient des opinions divergentes sur certains écrits considérés comme faisant autorité. Le Codex Sinaiticus, un manuscrit rédigé en grec au quatrième siècle, contient des milliers de corrections et d’annotations témoignant d’interventions humaines.

 

Ce qui m’a particulièrement interpellé, c’est l’absence de 1 Jean 5 : 7-8, un passage qui sert d’argument pour la doctrine de la Trinité, mais ceux qui est étonnant c’est que ce texte n’est pas cité par les défenseurs de la doctrine de la trinité au concile de Nicée?

 

Neil Lightfoot, professeur du Nouveau Testament associé principal au Westminster Collège de l’Université de Cambridge, dira : de tous les manuscrits grecs, seuls deux contiennent ce verset, ils datent des 14 ,15 et 16 siècles, dans deux d’entre eux ils apparaissent dans la marge, on peut les lire dans la version vulgate, c’est-à-dire en latin, dans deux manuscrits.

 

 

Marc, dans son évangile, a conservé une phrase entière prononcée par Jésus à la croix : Elie, Elie, lama chebaqtani, Tlitha qoumi, Ephata’h. (Chapitre 15, verset 34).

 

La Peschittâ syrienne araméenne traduit : Mon Dieu, mon Dieu, à ceci tu m’as désigné ou encore m’as tu laissé.

Dans nos bibles, on retrouve une autre traduction : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné, cela nous renvoie au psaume 22 : 2 qui portant n’a rien à voir avec les supposés parole prononcée par Jésus, le verset 1 dit au chorège. Sur : Biche de l’aube », Chant de David.

 

De toute évidence il s’agit d’Israël. Le grec n’a jamais été la langue de la prophétie biblique.

L’écrit au-dessus de la tête de Jésus sur la croix était en hébreu (araméen), en grec et en latin ! Le christianisme primitif n’était pas monolithique : il constituait une mosaïque de croyances et de pratiques, et il était composé de nombreuses communautés réparties sur un vaste empire qui, lui-même, était diversifié, multiculturel et très hostile à cette nouvelle secte.

 

Le culte en esprit enseigné par Jésus lui-même se dresse en face du formalisme judaïque de son époque et, aujourd’hui, de toute religion qui a institutionnalisé son enseignement. L’Église, en tant que corps de Christ, est un organisme vivant dont l’influence dans les sociétés du monde dépend de la bonne santé spirituelle de ses membres.

Notre nouveau statut de disciple dépend de notre connexion à Dieu, et notre salut est validé par Dieu (autorité divine), mais également de notre obéissance éthique.

 

Jean Jacques Albors

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